• +33.679514724
  • skerdudou@yahoo.fr
Soumettre la propriété
Recherche avancée

0 € vers 1.000.000 €

Nous avons trouvé 0 résultats. Voulez-vous charger les résultats maintenant ?
Recherche avancée

0 € vers 1.000.000 €

Nous avons trouvé 0 résultats
Les résultats de votre recherche

1939-1940: L’ALSACE DISPERSÉE

Publié par sylvain kerdudou A partir 18 août 2016
| 0

L’ÉVACUATION

La deuxième guerre mondiale constitue une des plus terribles épreuves de l’Alsace avec la guerre de Trente Ans. Elle commence à la suite de l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939.

En prévision d’une guerre de tranchées devant la ligne Maginot, toutes les communes situées le long de la frontière, sur une profondeur de 10 km, sont évacuées. Au total 430.000 personnes, soit près du tiers de la population, résidant dans 181 communes doivent quitter l’Alsace.

La plupart des évacués ont connu des problèmes d’adaptation dans un milieu culturel très différent et moins avancé dans le domaine du confort.

TÉMOIGNAGE

La vie quotidienne à Isles de M. et Mme SCHMITT qui avaient 15-16 ans en 1939 (probablement du village de Leutenheim).

« Unser tâgliches Leben in fremder Gegend hatte sich in geregelte Bahnen eingependelt; Kinder und (ugendliche gingen zur Schule. Die Àlteren arbeiteten und vertrugen sich ausgezeichnet mit ihren einheimischen Kollegen. Wir hatten inzwischen mit der nahen und weiteren Umgebung Bekannt-schaft gemacht, und viele Ortschaften entdeckt mit elsâs-sischen Einwohnern: St-lulien mit Schiltigheim   St.-Leonard   mit

Drusenheim, Ambazac mit Soufflenheim, Veyrac mit Roeschwoog. Man besuchte sich gegenseitig. Sonntag-nachmittags traf man sich oft in der schmucken Wallfahrtskirche von Arliquet, vor der auch der Aixer lahrmarkt und andere Feste abgehalten wurden ».

Cité par Claire DIETRICH « L’évacuation de l’Alsace du Nord et ses problèmes ». Mémoire de Maîtrise 1986.

Lors des réunions, les évacués aimaient chanter les chants traditionnels et d’autres composés à cette occasion, dont voici un échantillon.

« Ach, wir haben sie verlassen Uns’re Heimat traut und schôn, Mussten wir wie Bettelkinder In die weite Ferne gehn. Uns’re Herzen sind verwundet, Und die Augen trânenschwer, Getrennt sind wir von uns’ren Lieben, Haben keine Heimat mehr. Wie ein Stern im Sturmeswogen Bleibt die Hoffnung uns zurùck, Auf ein frohes Wiedersehen In der Heimat, uns’rem Gluck… »

Environ les deux tiers reviennent en Alsace en août 1940 avec des sentiments mélangés. Les autres attendent 1945, hormis quelques dizaines de milliers qui se fixent définitivement dans le sud-ouest.

PRESENCE DE L’HISTOIRE

^)ans la plupart des communes évacuées, des noms de rues rappellent l’exode de la population :

  • Rue de Saint-Yrieix à Gambsheim,
  • Rue de Cabriac à Artolsheim,
  • Rue d’Ambazac à Soufflenheim,
  • Rue d’Agen à Colmar,
  • Rue des Landes à Huningue,
  • Rue de Lectoure à Saint-Louis,
  • Rue de Dordogne, du Limousin, de Haute-Vienne, etc.

LA « DROLE DE GUERRE »

De septembre 1939 à mai 1940, l’Alsace connaît la « Drôle de guerre ». De part et d’autre de la frontière franco-allemande on s’observe, on attend l’attaque de l’ennemi, mais il ne se passe presque rien. Les troupes françaises installées dans les ouvrages de la Ligne Maginot ou dans des cantonnements derrière la ligne commencent à s’en­nuyer et à perdre le moral. Le haut-commandement militaire décide alors d’occuper les soldats à des tâches diverses, notamment agricoles

Depuis le 3 septembre 1939, la France est en guerre avec l’Allemagne de Hitler. La frontière avec l’ennemi semble bien protégée par la Ligne Maginot construite déjà à partir de 1927. En France, on est persuadé que cette ligne de défense est imprenable.

« Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts ». « La ligne Maginot c’est du costaud ».

En Alsace, c’est une suite de fortifications en béton armé plus ou moins importantes avec des galeries souterraines. Elle s’étend de l’Outre-Forêt au Sundgau en longeant le Rhin.

LA VRAIE GUERRE

Le 10 mai 1940, les Allemands attaquent les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. Des chars allemands entrent en France près de Sedan.

L’attaque allemande sur la Ligne Maginot ne débute que le 15 juin 1940 alors que la majorité des troupes françaises s’est repliée dans les Vosges. Le Rhin est franchi à la hauteur de Neuf-Brisach. Colmar est pris le 17 juin; Mulhouse et Strasbourg respectivement le 18 et le 19 juin 1940. Seules résistent encore vaillamment les troupes sur les sommets vosgiens (Donon par exemple) et plusieurs forts de la Ligne Maginot qui ne se rendent que sur ordre du nouveau gouvernement, dirigé par le maréchal Pétain.

PRÉSENCE DE L’HISTOIRE

D e nombreuses fortifications de la ligne Maginot sont encore visibles dans le paysage alsacien actuel. Des visites guidées sont organisées à Schoenenbourg dans l’Outre-Forêt et à Marckolsheim.

 

  • Crédit
    Ans
    %
    %