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L’ALSACE DES CHAMPS

Publié par sylvain kerdudou A partir 26 août 2016
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UNE AGRICULTURE CONFRONTEE A UN MONDE NOUVEAU

  • Pays de petites propriétés souvent peu rentables (les deux tiers des exploitations ont moins de 20 hectares) ; l’agriculture alsacienne fait partie désormais d’un Empire allemand où la concurrence est rude ;
  • en même temps, elle continue de traverser la période de transformations liée à l’industrialisation du pays : la population paysanne diminue.

Les productions agricoles : de nouvelles exigences :

  • l’agriculture alsacienne diminue sa production céréalière (blé, orge, mais augmente la production de seigle, plus demandé sur les marchés allemands) ;
  • l’annexion a fait de l’Alsace la plus grande région productrice de vin d’Allemagne, mais la viticulture s’est réorientée vers la quantité : vins ordinaires ou de coupage. Elle subit durement la concurrence de vins de coupages étrangers (importés d’Italie et d’Espagne, etc.). La crise du phylloxéra détruit une grande partie du vignoble (à partir de 1876 dans le Haut-Rhin et de 1903 dans le Bas-Rhin) qui met des années à s’en relever.

L’élevage et les cultures industrielles vont se transformer et être plus prospères.

UNE NOUVELLE ORGANISATION AGRICOLE

La réfection du cadastre est ordonnée en 1884, l’institution du livre foncier en 1891. Elles assurent une grande sécurité à la propriété foncière dans les villes et les campagnes et permettent l’essor du crédit agricole.

Devant la crise, le monde paysan s’est organisé: il s’est doté de mutuelles de crédit agricole, ancêtres du Crédit Mutuel, du Crédit Agricole, des Caisses d’Epargne d’aujourd’hui (pour acheter du matériel agricole), de coopératives (pour acheter et distribuer le lait, le houblon, les betteraves sucrières, etc.). Il a créé un enseignement agricole (le plus souvent à temps partiel). En 1914, la moitié seulement des paysans étaient paysans à temps plein (80 000), mais un grand nombre d’habitants des villages, qui travaillaiegt clans les usines, continuaient d’avoir une petite exploitation à temps partiel.

L’élevage (en étable dans la plaine) a fait des progrès remarquables en Alsace : il permet l’approvisionnement des villes en lait frais et en viande (de bœuf, de porc). Il entraîne un développement des cultures fourragères (betteraves, trèfle, etc.). L’effort des associations agricoles (Comices, Winterschulen, Concours) continue de se porter sur l’amélioration de l’élevage et des races bovines pour accroître leur robustesse et leur rendement (lait, viande). La mécanisation se poursuit activement.

LES CULTURES INDUSTRIELLES

Les cultures industrielles de jadis (chanvre, garance) ont disparu ou diminué (tabac). Le houblon se maintient et se développe. De nouveaux produits font leur apparition, comme la betterave sucrière, transformée par l’usine d’Erstein, fondée en 1893.

Le houblon était déjà très répandu avant 1870.11 se maintient et se développe après l’annexion, et
Haguenau devient un centre commercial du houblon pour toute l’Allemagne occidentale et méridionale.

LES CULTURES LEGUMIER

La culture des légumes est fort répandue. Elle se pratique en plein champ pour certaines variétés qui sont vendues dans toute l’Allemagne du Sud et en Suisse: asperges, cultivées dans les vignes d’Alsace au XIXe siècle, prennent leur essor sous l’impulsion du pasteur Heyler à Hoerdt, oignons, haricots, laitues et choux à choucroute.

LA CHOUCROUTE ALSACIENNE

L culture du chou et sa conservation sous forme de choucroute sont fort anciennes. Jadis tous les paysans la pratiquaient: la fermentation du chou est un moyen de conservation du légume.

On coupe le chou en fines lamelles, on les place dans un fût par couches séparées de gros sel et d’épices et au bout d’un mois, la fermentation s’est produite. Les recettes de choucroute sont nombreuses. A partir de 1900, la choucroute à l’Alsacienne (accom­pagnée de cochonnailles) a été la plus répandue.

La production de la choucroute a été prise en charge par des fabriques. Après la récolte, les choux sont étrognés et livrés à la fabrique, où une machine les coupe en lamelles. Puis on les met dans de grands tonneaux pour y fermenter. La choucroute est alors placée dans les petits fûts de 10 à 100 kg pour être livrée aux grossistes et aux détaillants. Ci-contre, mise en fûts de la choucroute.

 

 

 

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